Le fait colonial
L'exposition coloniale internationale de Paris (1931), Aquarelle de J. Bouchaud, L'illustration, 23 mai 1931.
L'exposition coloniale internationale de Paris (1931), Aquarelle de J. Bouchaud, L'illustration, 23 mai 1931.

Recherche Formation Fait Colonial
 

Résumé du rapport de recherche-formation sur le Fait colonial 2009

L’enseignement du fait colonial n’est pas, à l’heure actuelle, un enseignement comme les autres. Il appartient à cette catégorie un peu floue des « questions sensibles » sur lesquelles se penchent régulièrement chercheurs et enseignants. Le retour de l’histoire coloniale et la résurgence des « mémoires coloniales » dans le débat public a été multiforme ces dernières années. Des finalités à la fois scientifiques, citoyennes et pédagogiques justifient donc la nécessité de nous interroger, comme l’ont déjà fait d’autres collègues, sur la spécificité de l’enseignement colonial aujourd’hui. Ce travail, tenant compte de programmes actuels qui privilégient, avec des nuances, l’étude de la colonisation vue du côté des colonisateurs ainsi que l’analyse des processus de décolonisation, souhaite insister sur l’histoire de la colonisation (celle des sociétés colonisées, de leurs acteurs, de leurs dynamique, de leurs contradiction,…). Les recherches menées en histoire depuis une vingtaine d’années creusent dans ces directions sans oublier la question des mémoires coloniales et post-coloniales. La réflexion a été étendue entre 1ère (XVIe – XVIIIe siècles) et 2e (XIXe – XXe siècles) colonisation des Antilles à l’Indochine, de la Guyane à l’Afrique…Notre groupe de travail pluridisciplinaire (Lettres modernes, histoire, philosophie et documentation), source d’enrichissements réciproques, se propose donc, dans ce rapport, de permettre aux enseignants de concevoir des séquences pédagogiques en lien, d’une part, avec les programmes, et, d’autre part, avec la recherche contemporaine afin de répondre de manière rigoureuse, dépassionnée et nuancée aux questions des élèves sur une histoire complexe. A la suite d’une enquête préliminaire auprès d’enseignants de l’Académie de Toulouse, plusieurs outils de travail ont été élaborés : un bilan sur la place des questions liées à la colonisation/décolonisation dans les programmes ; un bilan historiographique sur la colonisation, des mises au point sur des thèmes précis, pouvant déboucher sur des leçons directement utilisables par les enseignants de collège et de lycée ; des pistes bibliographiques accessibles, une sitographie et une filmographie.

 

Équipe

 

  • Anne Devlaeminck, professeur certifié de Lettres modernes, collège Toulouse-Lautrec, Toulouse.

  • Sophie Dulucq, Professeur d’Histoire contemporaine, Université de Toulouse-le Mirail.

  • Jean-Louis Donnadieu, professeur agrégé d’Histoire-géographie, lycée Pardaillan, Auch.

  • Jérôme Girard, professeur certifié d’Histoire, lycée Ozenne, Toulouse.

  • Bernard Meyer, professeur certifié de Philosophie, lycée Toulouse-Lautrec, Toulouse.

  • Marie Polderman, professeur-documentaliste certifiée, collège Lamartine, Toulouse.

  • Colette Zytnicki, Maître de conférences HDR en Histoire contemporaine, Université de Toulouse-le Mirail (qui a apporté son concours régulier et bénévole).