L’histoire du fait colonial a connu depuis deux décennies un profond renouvellement dont témoignent les évolutions de l’his-toriographie. Les mutations récentes de la recherche sur cette thématique montrent combien se sont élargis et diversifés les questionnements qui guident désormais le travail des chercheurs. Placée dans le champ de l’histoire culturelle, interrogeant de nouveaux acteurs, intégrant les problématiques construites à l’échelle mondiale par de nouveaux courants historiogra- phiques, l’histoire du fait colonial ne peut plus s’enseigner comme elle le fut quelques années en arrière seulement. Parallèlement à ce mouvement, la demande sociale d’histoire sur ce sujet s’est considérablement accrue. L’histoire du fait colonial, parfois instrumentalisée, répondant à des enjeux mémoriaux faisant d’elle une « question sensible », n’a pas échappé aux raccourcis simplistes. 
Les nouveaux programmes d’histoire du collège et du lycée font désormais une place importante à l’étude du fait colonial, contextualisée selon une perspective longue, éclairée par de nouvelles problématiques, croisant les discours d’acteurs multiples et comparant des exemples signifcatifs qui privilégient les approches concrètes. Ils proposent aux professeurs d’aborder avec leurs élèves la complexité des expériences coloniales.

 

Ce troisième numéro de la revue Pastel consacré aux sociétés coloniales se veut une contribution modeste au renouvel- lement de l’enseignement de ce thème. Il s’appuie notamment sur le riche travail conduit dans le cadre d’une recherche formation durant trois années par une équipe de professeurs de notre académie, sous la direction scientifque de professeurs de l’université de Toulouse le Mirail. Il pourra être utilisé par les candidats aux concours de recrutement des professeurs d’histoire-géographie, dont une question au programme à partir de la session 2013 portera sur ce sujet. Nous avons l’espoir qu’il aidera les professeurs d’histoire et de géographie des collèges et des lycées à aborder de façon dépassionnée ce qui apparait encore comme une «question socialement vive » dont le traitement critique, documenté et rigoureux doit constituer un moment fort de nos enseignements.

 

L’équipe des inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux 
Thierry Duclerc 
Marie-Christine Roques
Laurent Soutenet

 

L’équipe de coordination 
Emmanuel Attali (professeur au collège Fermat de Toulouse) 
Jérôme Girard (professeur au lycée Ozenne de Toulouse) 
Fabien Jouvé (professeur au collège Voltaire à Colomiers) 
Stéphanie Maffre (professeur au lycée Bourdelle à Montauban) 
Hubert Strouk (professeur au lycée des Arènes à Toulouse)

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